
La traçabilité des lots, de la récolte à l'export : ce que change la norme ONSSA
Un lot mal identifié, c'est un rappel produit qui coûte des semaines. Voici comment structurer la chaîne MP → PF pour rester conforme sans alourdir le quotidien.
La traçabilité n'est pas un luxe administratif : c'est une garantie que la valeur produite par une coopérative peut être défendue à chaque étape. Une amande d'argan récoltée à Aït Baha doit pouvoir être retrouvée dans le flacon exporté à Marseille, avec sa date de réception, son adhérente d'origine, son bon de réception qualité, son ordre de fabrication.
Dans la pratique, trois éléments suffisent à tenir cette chaîne : un identifiant unique par lot dès la réception (nous utilisons le format MP-2026-041), un ordre de fabrication qui déclare explicitement quels lots MP ont été consommés, et un lot PF qui hérite de cette généalogie. Le reste — dates, températures, contrôles qualité — vient s'accrocher naturellement à ces trois ancres.
Ce que change la norme ONSSA récente, c'est le délai attendu de restitution : un audit peut désormais exiger la remontée d'un lot en séance, en moins d'une heure. Sur papier c'est impossible ; en logiciel bien tenu, c'est un clic.
Moutaawin a été conçu autour de cette exigence : chaque écran affiche l'identifiant du lot en typographie monospace, et chaque document imprimé porte l'empreinte de sa généalogie. La conformité devient un effet de bord de la bonne tenue quotidienne, pas une corvée annuelle.

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